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15/03/2014

BLOOD RED SHOES


Dix ans après leur rencontre, c'est à l'occasion de la sortie d'un nouveau disque éponyme que Laura-Mary Carter et Steven Ansell laissent transparaître les signes forts d'une évolution dans leur son.

Elle à la guitare, lui à la batterie, les deux jeunes anglais se voyaient nécessairement restreint par le minimalisme de leur line-up dans leurs aspirations de changement. Ne délaissant que très rarement la formule ayant rapidement fait le succès de leur binôme, c'est à travers une métamorphose de leur son de guitare, entraperçue pour la première fois en décembre dernier lors de la présentation du titre The Perfect Mess, que Blood Red Shoes semblent avoir trouvé leur salut, une démarche qui plus est renforcée par le choix de produire eux-mêmes les douze compositions que compte le disque, et ce sans l'aide d'un quelconque producteur. Jouant sur la distorsion et les déformations d'un son pourtant caractéristique depuis leurs toutes premières productions, les deux musiciens semblent par la même occasion avoir choisi de miser sur une agressivité sans retenue mais toutefois canalisée et mise au service de titres courts, directs et généralement immédiats.

De suspense il n'y a guère, le groupe affichant ses intentions dès le titre introductif de l'album, Welcome Home. Purement instrumental, ce dernier laisse transparaître une fougue juvénile à peine contenue et une énergie plaçant le disque sur une belle dynamique. N'excédant que rarement le cap des trois minutes et trente secondes pour une durée de quelques trente-cinq minutes au total, l'album, enregistré sur une période de six mois dans la ville de Berlin, se révèle progressivement comme le plus punk de la discographie de Blood Red Shoes. Si les titres The Perfect Mess ou An Animal laissent quant à eux transparaître un groove que The Black Keys n'auraient pas renié, les mélodies semblent malgré tout ponctuellement laissées de côtés au profit de la débauche d'énergie de la paire, à l'exception de Tightwire au sein duquel l'utilisation du piano est toute aussi surprenante qu'appréciable, mais aussi et surtout d'un Stranger plus aérien et complexe.

Si Speech Coma ou Don't Get Caught, dont la filiation avec les précédents albums du duo semble plus évidente, se veulent plus familiers, les anglais nous livrent avec ce cru 2014 un disque brut se traduisant par un changement de leur son à défaut d'un réel renouveau.

Source : http://soundofviolence.net

 

 

23:09 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : blood red shoes

 
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